Roland Amstutz

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* 12.1.1942 La Chaux-de-Fonds NE, † 20.5.1997 Recklinghausen (D).

Après des débuts en amateur avec les →Tréteaux d’Arlequin, La Chaux-de-Fonds NE dans sa ville natale et un passage à l’→ÉRAD à Lausanne (1966), il joue au →Théâtre Populaire Romand (TPR), La Chaux-de-Fonds NE notamment dans Homme pour homme de →Bertolt Brecht que met en scène →Charles Joris, puis dans Quinze rouleaux d’argent, pièce chinoise réalisée par Gaston Jung (13.2.1969). En 1969, il rejoint Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil où il reprend un rôle dans La Cuisine de Wesker (1970) et joue dans les spectacles collectifs 1789 (1970-72) et 1793 (1972-73), puis crée le rôle de Knurr dans Méphisto d’après Klaus Mann (15.5.1979). Il joue en 1974 un des hommes du peuple dans Toller de Tankred Dorst repris au Théâtre de l’Odéon par Patrice Chéreau, qui fait ensuite à nouveau appel à lui pour le rôle du forgeron Aslak dans Peer Gynt d’Ibsen, au Théâtre National Populaire à Villeurbanne (1981), puis pour Marcellus et le premier fossoyeur dans Hamlet de Shakespeare au Festival d’Avignon (1988) et au Théâtre des Amandiers de Nanterre. À Nanterre, il joue aussi pour →Luc Bondy des rôles d’intimes à la rondeur bourgeoise, les amis sensibles et pudiques comme le Dr. Maurer dans Terre étrangère de Schnitzler (2.2.1984), ou Antigonus dans Le Conte d’hiver traduit de Shakespeare par Bernard-Marie Koltès (8.3.1988). Pour Bondy, il joue encore Foldal le vieil ami de John Gabriel Borkman d’Ibsen présenté au Théâtre Vidy-Lausanne et à travers l’Europe (1993), et finalement le père rentier de Jouer avec le feu de Strindberg (1996). Aux Amandiers, il interprète aussi pour Pierre Romans deux œuvres tchekhoviennes: Gaev dans Chronique d’une fin d’après-midi, donnée d’abord à Avignon (1988) et Lebedev dans Ivanov (1989). Sous la direction de Jacques Lassalle, il crée notamment deux pièces de Michel Vinaver: il est Sébastien le métallo dans Nina c’est autre chose au Théâtre de l’Est parisien (14.2.1978), et joue plusieurs rôles de rond-de-cuir dans À la renverse au Théâtre de Chaillot (25.11.1980). Pour Jean-Pierre Vincent, il crée Poulard dans En r’venant d’l’Expo de Jean-Claude Grumberg à l’Odéon (8.1.1975) et durant deux ans, il devient pensionnaire de la Comédie-Française que dirige Vincent (1985-86): il y joue Dimas dans Le Triomphe de l’amour de Marivaux réalisé par Alain Halle-Halle, un capitaine dans Macbeth de Shakespeare mis en scène par Jean-Pierre Vincent, le Portier dans L’Impresario de Smyrne de Goldoni réalisé par Jean-Luc Boutté, le Bourreau dans Le Balcon de Genet mis en scène par Georges Lavaudant, et le bourgeois jaloux Beauperthuis dans Un chapeau de paille d’Italie de Labiche que tresse Bruno Bayen (1986). En 1991, il est le clown grotesque Pompée dans Mesure pour mesure de Shakespeare monté par Peter Zadek à l’Odéon et au →Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne VD, où il incarne aussi le père, artisan-boucher, de Charcuterie fine de et réalisé par Tilly (1994). Il crée au →Théâtre du Jorat, Mézières VD, le rôle de César Ritz dans César Ritz and Co de →Bernard Bengloan réalisé par →Jean Chollet (6.7.1991). En 1992 au →Théâtre du Grütli, Genève GE il est Pierre Delille dans L’Émission de télévision de Vinaver que met en scène →Pierre Dubey. Il y donne ensuite La Confession du pasteur Burg qu’il adapte du roman de Jacques Chessex (7.11.1995). Au cinéma, il joue entre autres dans I comme Icare d’Henri Verneuil (1979), Sauve qui peut (la vie) de Godard (1980), Hôtel de France de Patrice Chéreau (1986). Il est le Directeur du théâtre dans Le Voyage de Noémie de Michel Rodde (1986), Mollendruz dans L’Ogre de Simon Edelstein (1986), le Médecin dans Si le Soleil ne revenait pas de Claude Goretta (1987), le Jardinier dans Nouvelle vague de Godard (1990) et Magnin dans Jacques et Françoise de Francis Reusser (1991).



Auteur: Joël Aguet



Source:

Aguet, Joël: Roland Amstutz, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 49–50.

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