Théâtre du Grütli, Genève GE

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Lieu dévolu principalement aux réalisations des compagnies indépendantes de théâtre

Construit sur une terrain de l’État donné à la Ville de Genève (1869-73), le T. est à l’origine un bâtiment scolaire accueillant une école primaire, l’École industrielle et l’École de dessin. Durant l’entre-deux-guerres, le bâtiment est affecté à l’enseignement primaire terminal, puis dans les années soixante, il reçoit pour un temps les élèves de l’École d’art. Libéré de ses occupants pour un projet de rénovation, le bâtiment est alors utilisé par le →Théâtre Mobile (1977-85). Installé au sous-sol dans l’ancienne salle de gymnastique, le Mobile présente sous la direction de Marcel Robert Blanche-Neige, une création collective qui ouvre le Grand Café du Grütli (10.5.1977). Dans cet espace, le Mobile présente aussi de grands spectacles festifs et populaires. Ce lieu accueille les créations de Et toc! de →Bénédict Gampert (1977) et Un oiseau dans le plafond de →Jean-Pierre Gos (avril 1978). En raison du délabrement et de la vétusté du bâtiment, la ville mandate les architectes Jean Stryjenski et Urs Tschumi pour une rénovation et l’affectation en Maison des arts et de la culture (1984), travaux qui durent d’avril 1985 à novembre 1988. L’édifice réhabilité abrite dès lors plusieurs artistes et associations. Le Centre d’animation cinématographique s’occupe au sous-sol de deux salles de cinéma de 195 et 70 places. Fonction: Cinéma dispose de locaux de production et de montage cinématographique. Le Centre genevois de la photographie présente des expositions dans ses locaux et dans les couloirs. Au premier étage, une des ailes de la Maison des arts du Grütli héberge la Bibliothèque musicale de la Ville de Genève. Au deuxième étage, l’→Association de Danse Contemporaine (ADC) dispose de deux salles de répétition. Le troisième étage est attribué à des ateliers d’artistes plasticiens. Dans cet ensemble, le T. a une salle de spectacle au sous-sol (l’ancienne salle de gymnastique), ainsi que deux salles de répétition au deuxième étage dont l’une est parfois utilisée pour des représentations. Dirigé par Marcel Robert (1988-90), le T. est ouvert de manière festive (11.11.1988) et présente dès lors une quinzaine de spectacles par année, notamment réalisés par →Serge Martin, →Roberto Salomon, →Gérald Chevrolet, →Anne Bisang, et quelques accueils. Le directeur suivant, →Bernard Meister (1991-99), propose près d’une vingtaine de spectacles par saison, dont la création de plusieurs textes d’auteurs suisses, comme Claire de Denis Stulz joué par Marie-Christine Épiney (30.8.1992), "Grosse et bête" de Rosemarie Burri que présente Meister (31.8.1992), Le Meilleur du monde de et par →Pascal Rebetez (6.10.1992), Grisélidis d’après Grisélidis Réal mis en scène par →Françoise Courvoisier (1.6.1993), La Malvivante de →Sylviane Dupuis par Claudia Bosse (28.5.1996) et Les roses blanches contre-attaquent de Jean-Pierre Gos (12.1.1999). Parmi les metteurs en scène les plus présents durant cette période, on trouve →Jacques de Torrenté et →Catherine Sumi, →Michel Rossy, →Pierre Dubey, →Françoise Courvoisier, →Jacques Maitre, →Denis Maillefer. Meister développe aussi une politique d’accueils étrangers, souvent­ moscovites ou berlinois. En 1995, en lien avec la Hochschule für Schaulspielkunst Ernst Busch de Berlin et avec Manfred Karge, il organise des master class avec des comédiens suisses et des jeunes metteurs en scène allemands comme Christian von Treskow, Claudia Bosse, Thomas Ostermeier. En 1999, →Philippe Lüscher se voit confier par la Ville la direction du T. et propose d’abord des saisons agencées autour de la dramaturgie anglaise (1999/2000), italienne (2000/01) puis axée sur le thème de la science (2002/03). Sous sa direction, sont créés notamment La Preuve du contraire d’→Olivier Chiacchiari réalisée par Fredy Porras (5.3.2003), Le Principe d’incertitude de →Michel Beretti mis en scène par Marc Liebens (18.3.2003) et Chronique d’un début de siècle de et par Philippe Lüscher (27.4.2004). Dès 2000, il organise la Fête du comédien qui octroie des bourses à de jeunes espoirs et couronne la carrière d’un comédien chevronné: →André Steiger (2000), →Yvette Théraulaz (2001), →Monique Mani (2002), →Véronique Mermoud (2003), →Roger Jendly (2004).

Données techniques

adresse, rue du Général-Dufour 16. 1° Grande salle: salle modulable de 9 m. 80 sur 23 m., avec une hauteur sous les cintres de 7 m. 70. Possibilité de trappes et dessous de scène à 1 m. 10. Gradin modulable d’une capacité de 150 à 200 places. 2° salle du 2e: salle de répétition utilisée parfois comme salle de spectacle, modulable de 9 m. 80 sur 19 m. et une hauteur de 4 m. 10, avec une jauge maximale de 50 places. 3° Foyer: utilisé parfois comme petite salle de spectacle modulable de 4 m. 25 sur 14 m. 50 pour 3 m. 43 pour une jauge de 60 places.

Bibliographie

  • Transformation d’une école en maison des arts à Genève, le Grütli, Genève, Bureau d’étude du Grütli, 1989.


Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Théâtre du Grütli, Genève GE, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 1919–1920, voir figure p. 1919.