Pierre Mollet

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*  23.3.1920 Neuchâtel.

Baryton, M. suit au Conservatoire de Neuchâtel les cours de Carl Rehfuss, puis au Conservatoire de Bâle, ceux de →Paul Sandoz. Élève du baryton →Charles Panzéra au Conservatoire de Lausanne, il obtient le premier prix de virtuosité (1946) puis, la même année, le deuxième prix au Concours international d’exécution musicale de Genève. En 1947/48, il fait ses débuts de chanteur lyrique au →Grand Théâtre de Genève où il chante Pâris dans Roméo et Juliette de Gounod, Marullo dans Rigoletto de Verdi et Tchernikowski dans Boris Godounov de Moussorgski, puis il est engagé pour des tournées montées par les Jeunesses musicales de France dès 1948. En 1952, il débute à l’Opéra-Comique de Paris en interprétant Golaud dans Pelléas et Mélisande de Debussy. Aussi à l’aise dans le répertoire classique et romantique que dans la musique du XXe siècle, c’est avant tout dans ce dernier domaine qu’il se fait remarquer. Il donne en concert, entre autres, Le Soleil des eaux de Pierre Boulez à Paris (1950), Gilgamesch-Epos de Martinu à Bâle (1958). De →Pierre Wissmer, il interprète le rôle-titre dans Capitaine Bruno pour le Grand Théâtre (1956), où il chante plusieurs œuvres de →Frank Martin, notamment l’oratorio Mystère de la Nativité (1959), Monsieur de Pourceaugnac dans lequel il joue Éraste (1963) et la nouvelle version de La Tempête (1967). Menant de front les carrières d’artiste lyrique et de concertiste, il se produit sur les principales scènes lyriques européennes et nord-américaines, où ses talents conjugués de chanteur et d’acteur lui permettent d’aborder des œuvres aussi diverses qu’Iphigénie en Tauride de Gluck, Le Freischütz de Carl Maria von Weber ou Werther de Massenet. Pédagogue, il reprend à →Hugues Cuenod la classe de chant du Conservatoire de musique de Genève (1952-68), puis lorsqu’il s’établit au Canada, enseigne au Conservatoire du Québec, à Montréal (1968-94). Sa discographie peu abondante reste très nettement dominée par son bel enregistrement de Pelléas et Mélisande de Debussy (1952), ainsi que par celui de L’Enfant et les sortilèges de Maurice Ravel (1954), tous deux sous la direction d’→Ernest Ansermet. Il grave aussi Brander dans La Damnation de Faust de Berlioz, Aronte dans Armide et Oreste dans Iphigénie en Tauride de Gluck, Mercutio dans Roméo et Juliette de Gounod et Le Roi David et la Cantate de Noël d’→Arthur Honegger.



Auteur: Jacques Tchamkerten



Source:

Tchamkerten, Jacques: Pierre Mollet, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1258–1259.