François Germond

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*  10.5.1943 Genève.

G. débute avec l’Atelier Don Sapristi en jouant Giacomo le garçon de ferme benêt dans Les Hussards de Bréal mis en scène par Patrick Antoine à la →Maison des jeunes de Saint-Gervais (1965). Il poursuit de 1965 à 1969 avec cette compagnie genevoise qui devient le →Théâtre de l’Atelier, et incarne notamment le jeune émigrant optimiste Rodolfo dans Vu du pont d’Arthur Miller monté par Patrick Antoine (1965), le Garçon dans Il est arrivé de Miodrag Bulatovic réalisé par Jorge Lavelli (19.10.1966) et le Secrétaire liquidateur pour Vaclav Hudecek dans Garden-party de Vaclav Havel (3.5.1967). Sous la direction de →François Rochaix, il participe là à la création en français de la pièce de Peter Weiss Le Chant du fantoche lusitanien (17.4.1968), puis tient le rôle de Garga, le protagoniste malmené de Dans la jungle des villes de →Bertolt Brecht (1969). Avec le Théâtre de Carouge au →Théâtre Municipal de Lausanne, il joue le parachutiste américain Johnny Wren dans Les Charognards de Robert Weingarten créés en français par Roger Blin (14.3.1968), pour qui il incarne le noble justicier Macduff dans Macbeth de Shakespeare au Théâtre national de Strasbourg (1972). Au →Nouveau Théâtre de Poche (NTP), il interprète le riche Américain Jack Rivers dans La Métaphysique d’un veau à deux têtes de Witkiewicz que met en scène →Richard Vachoux (30.10.1970). À la Comédie pour →Gérard Carrat, il présente des héros mystiques ou flamboyants, comme Ivan dans Les Frères Karamazov d’après Dostoïevski (1971), puis les rôles-titres dans Ruy Blas de Hugo (1974) et Caligula de Camus (1977). Dès 1970, il joue dans une douzaine de spectacles dirigés par André Steiger, interprétant Damis dans Un Tartuffe de Molière (1971), Horatio dans Hamlet de Shakespeare (1974); il participe à la fondation du →T-Act, collectif de production, et tient alors notamment le rôle-titre dans Le Voleur d’épouse de Kuan Han King joué pour la télévision et au →Caveau (1974) puis, au →Centre Dramatique de Lausanne (CDL), il est le riche Sir Timothy Stoolpigeon dans Pour un dollar d’opéra de →Bernard Bengloan (21.10.1975) et Merlin dans Les Acteurs de bonne foi de Marivaux (1976). Toujours sous la conduite de Steiger, il reprend le rôle principal d’Henry Carr dans Travesties de Tom Stoppard au Théâtre de l’Odéon à Paris (1978), puis il joue notamment Philinte dans Le Misanthrope de Molière à la Comédie (1981) et Trigorine dans La Mouette de Tchekhov au Théâtre de Carouge (1984). Avec Hervé Loichemol produit par le Théâtre de Carouge, il a le rôle-titre dans Maximilien Robespierre de Bernard Chartreux et Jean Jourdheuil au Palais de l’Athénée à Genève (18.2.1980). Il crée le rôle de l’Américain élégant Harry Spendley dans Missaouir la ville de →Jacques Probst, mis en scène par l’auteur à la Comédie (8.3.1983). En 1984, il joue Dorante dans Les Fausses Confidences de Marivaux montées au Théâtre de Carouge par Marcel Bluwal, puis dans la version télévisée de la pièce. Dès 1985, il travaille régulièrement sous la direction de →Séverine Bujard, et donne entre autres Hamm dans Fin de partie de Beckett au Théâtre de Carouge (1991), où Simon Eine lui confie le rôle de Tartuffe (1989). Au Théâtre Am Stram Gram, il est le Père du roi pour Philippe Morand dans Le Roi nu de Schwartz (1988), puis pour Dominique Catton, il est Monsieur Lepic dans Poil de carotte de Jules Renard (1990, 1994) et Papa Lapin dans Lapin Lapin de Coline Serreau (1998). Au NTP, il est l’avoué Krogstad pour Morand dans Maison de poupée d’Ibsen (1992, repris en 1993). Au →Théâtre des Amis, il joue Robert dans Une vie de théâtre de David Mamet (2000). Comme metteur en scène, il réalise au NTP Des souris et des hommes de John Steinbeck joué d’abord au →Festival du Bois de la Bâtie (1977), puis Jacques et son maître de Kundera (1982) et Un ennemi du peuple d’Ibsen (1983). Il monte aussi La Route au tabac de Caldwell au Théâtre de Carouge en 1983. Dès 1969, il enseigne le théâtre, notamment dans les collèges genevois. Il participe activement au →Syndicat suisse du spectacle au sein du comité puis à la présidence.



Autrice: Françoise Dubor



Source:

Dubor, Françoise: François Germond, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 697–698, voir figure p. 698.

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