Roberto Salomon

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*  16.10.1945 San Salvador (ES). ∞  Naara S., comédienne.

Après une formation en histoire de l’art au Dickinson College de Carlisle, aux États-Unis (1963-67), S. s’établit à New York, où il suit des cours d’administration théâtrale à l’école du Circle in the Square Theatre (1967-68), et d’art dramatique au Piscator Senior Dramatic Workshop (1967-69). De retour au Salvador, il est engagé au Centro Nacional de Artes, où il enseigne l’art dramatique et l’improvisation, signant une mise en scène par année (1970-77), dont Marat / Sade de Peter Weiss, au Teatro Nacional de San Salvador (1970). Dans ce lieu, il monte aussi Jupiter de l’écrivain salvadorien Francisco Gavidia et Le Retable de Don Cristobal de García Lorca (1971). Il supervise la modernisation de la scène du Teatro Nacional, alors en restauration (1976-78) et réalise par ailleurs L’Opéra de quat’sous de →Bertolt Brecht (1977), puis La Ménagerie de verre de Tennessee Williams (1979). Avec sa compagnie Actoteatro, il présente notamment La Cantatrice chauve de Ionesco (1980). Alors que son pays plonge dans la guerre civile, il rejoint la Suisse et Genève, où il s’installe. En 1983, la Cour des miracles de Chêne-Bougeries accueille Antigona. Terre de cendre et d’espoir, montage collectif d’Actoteatro sur la guerre, resté inachevé au Salvador, puis il met en scène à la →Salle Patiño pour l’Ensemble Contrechamps l’→Histoire du Soldat de →Charles Ferdinand Ramuz et Igor Strawinsky (1983) et Les Tréteaux de Maître Pierre de Manuel de Falla (1984). Dès 1983, il collabore avec le →Théâtre Am Stram Gram comme chargé des relations publiques (1983-85), y monte Les Deux Gredins de Roald Dahl, d’abord sous le petit chapiteau du Camion à histoire (1984) et à plusieurs reprises au Théâtre (1994, 1999, 2002). Au →Théâtre du Grütli, il réalise La Tragédie du vengeur de Cyril Tourneur (1989), alors qu’au →Théâtre Saint-Gervais, il met en scène Le deuil sied à Électre d’O’Neill dans le cadre de →La Bâtie-Festival de Genève (1988), puis deux adaptations d’œuvres littéraires, Gros-Câlin de Romain Gary (1989) et Ce dimanche-là de José Donoso (1992), abordant ensuite une œuvre peu connue de Tennessee Williams, Le Paradis sur terre (1993). Il travaille aussi en Valais où, depuis 1985, il est le metteur en scène attitré des →Compagnons des Arts. En 1992, il retrouve le Salvador qui engage alors un processus de paix. Il y reprend Terre de cendres et d’espoir, texte réadapté pour l’occasion par le dramaturge salvadorien Carlos Velis, et depuis lors retourne régulièrement dans son pays d’origine, où il publie Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare dans une traduction personnelle qu’il met aussi en scène (1997/98). À Genève, il dirige notamment le spectacle pour enfants Ploufft, le petit fantôme de Maria Clara Machado à Am Stram Gram (1998), Family Business d’Alan Ayckbourn, dont il signe la traduction, au Grütli (12.12.2000) et La Tête du dragon de Valle Inclan aux →Marionnettes de Genève (2001). Depuis 1981, il donne des stages dans le cadre des activités culturelles de l’Université de Genève. Il enseigne l’interprétation théâtrale au Conservatoire cantonal du Valais à Sion (1985-87) et donne des stages à l’→ÉSAD (1987-98) et à l’École →Serge Martin (1987-99).



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Roberto Salomon, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 1558.