Jean Turlier

Aus Theaterlexikon
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*  17.7.1936 Florange (F).

Diplômé de l’École supérieure d’art dramatique de la Comédie de l’Est à Strasbourg en 1959, T. collabore pendant deux ans avec ce théâtre. Dirigé par Hubert Gignoux, il joue notamment l’Inspecteur de police dans Mille francs de récompense de Victor Hugo, au Théâtre municipal de Metz (1961), et Procule dans Horace de Corneille au Théâtre municipal de Haguenau (1963), où il se produit, après un bref passage par l’Algérie, avec le Théâtre aux armées (1962). À la fin des années soixante, on le retrouve au Théâtre National Populaire, à Paris, où il joue Le Baron Schulheim dans Le Diable et le Bon Dieu de Sartre mis en scène par Georges Wilson (1968) et le valet Ladislas dans Opérette de Gombrowicz que crée en français Jacques Rosner (20.1.1970). Établi dans la région genevoise depuis 1982, il se produit le plus souvent au →Théâtre de Carouge-Atelier de Genève. Il y crée le personnage de Grauff père dans Notre Guillaume Tell de →Gerold Späth mis en scène par →Jean-Charles Simon (30.4.1985). De 1991 à 1997, il tient sous la direction de →Georges Wod plusieurs rôles d’autorité dans des pièces de Monique Lachère, dont le duc de Mayenne dans Henri IV, le Vert Galant (1.3.1994) et le roi Louis XVI dans Cagliostro, comte des ténèbres (28.2.1995), le rôle-titre dans Clérambard de Marcel Aymé (1996). Sur la scène du Carouge, il joue à nouveau sous la direction de Georges Wilson, interprétant Ariste dans Les Femmes savantes (1995) et Argante dans Les Fourberies de Scapin (1997), de Molière, puis Arcas dans Iphigénie de Racine (1996). À Genève, il crée à la →Comédie le rôle du vieux marchand Ischkor dans Missaouir la ville de et par →Jacques Probst (8.3.1983). Au →Nouveau Théâtre de Poche, il joue dans Un ennemi du peuple d’Ibsen dirigé par →François Germond (1983), puis au →Théâtre du GrütliMichel Rossy et →Jacques de Torrenté lui confient le rôle du Gouverneur dans Le Revizor de Gogol (1993). Au cinéma et à la télévision, il cumule une centaine de participations notamment dans Adieu poulet de Pierre Granier-Deferre, dans Que la fête commence de Bertrand Tavernier (1975) et dans des séries inspirées de récits de Georges Simenon.



Autrice: Anne Fournier



Source:

Fournier, Anne: Jean Turlier, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 1978–1979.