Irène Vidy

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* 19.6.1922 Lausanne VD. De son vrai nom Irène Schiavo.

V. est engagée par →Jacques Béranger dans les revues du →Théâtre Municipal de Lausanne Ça c’est chic (1943) et Pan ! dans l’œil ! (1944) signées Maurice Hayward, puis Quel boum ! (1945) et Y’a d’la joie (1946) de Ruy-Blag. Elle participe aux revues du cabaret le Bonnet d’Âne de Lausanne (1943-45) et fait ensuite partie de la troupe du →Casino-Théâtre de Genève (1945-54), où elle joue dans une cinquantaine de comédies légères, d’opérettes, de vaudevilles et une demi-douzaine de revues. Pour →Alfred Penay, elle interprète des jeunes filles accortes et délurées comme Gisèle dans Un amant par étage de Jean Guitton (1947), Gaby Amour dans Une femme pour rire de Paul Nivoix (1949) ou Arlette, le rôle-titre de La Folle du 27 de Guitton (1950), puis les épouses bafouées mais malicieuses comme Léontine dans Monsieur chasse! de Feydeau (1953) ou Adrienne dans Pour avoir Adrienne de Louis Verneuil (1953). Elle passe aussi plusieurs saisons d’été au →Kursaal de Genève où elle participe aux opérettes et aux revues (1946-49), puis au →Carénage de Port-Gitana (1951-56). En 1955 au →Théâtre du Petit-Chêne à Lausanne pour →Marcelle de Kenzac, elle est Huguette dans Voyage à trois de Jean de Létraz et Brigitte dans Au petit bonheur de Marc-Gilbert Sauvajon. Dès 1955, elle joue à la →Comédie de Genève, incarnant pour →Maurice Jacquelin l’accorte Lisette dans Le Légataire universel de Regnard (1955) et la pétulante Germaine dans Les Nouveaux du 6e étage d’→Alfred Gehri (1955), puis pour →André Talmès, elle est Sabine dans Le Menteur de Corneille (1961) et aussi Lily dans Le Vison à cinq pattes ou Isabelle Lambert dans La Duchesse d’algues, deux pièces de Constance Coline (1960). De retour au Petit-Casino (1960-69), elle tient pour →Claude Fradel des rôles de femmes inconstantes comme Nadine Givry dite La Folle du logis de René Rongé (1961), Tamara dans la pièce éponyme de Gabriel Arout (1962), Françoise Boumberval dans Qui ? Où ? Quoi ? de Jean Sylvain (1965). Dès les années soixante, elle interprète aussi les mères comme Édith Rollo dans Patate de Marcel Achard (1964, 1967), ou Mme Barnier dans Oscar de Claude Magnier (1966). À la Comédie, elle est entre autres Mathilde la visionnaire de …Et à la fin était le bang d’Obaldia que met en scène →Gérard Carrat (1970), Hermance dans Le Plus Heureux des trois de Labiche réalisé par Talmès (1972) et Lioubov dans La Cerisaie de Tchekhov que monte →William Jacques (1976). À nouveau au Casino-Théâtre, elle participe à une trentaine de comédies gaies et impose un personnage de commère vaudoise (Madame Pantet, puis Mâme Gâgui dès 1982) dans la →Revue qu’elle mène avec →Henri Lauriac (1974), William Jacques (1977), puis →Jo-Johnny (1979-87).



Autrice: Juliane Bourgeois



Source:

Bourgeois, Juliane: Irène Vidy, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 2005–2006.