Jean-Pierre Gos

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*  22.1.1949 Martigny VS. Petit-fils du peintre Albert G., fils de l’écrivain et alpiniste Charles G., neveu du photographe et cinéaste Émile G. et du peintre François G.

Après les classes préparatoires de →Michel Cassagne (1974-75), puis les cours de →Philippe Mentha au →Conservatoire d’art dramatique de Genève, G. participe durant la saison 1978/79 à l’installation du →Théâtre Kléber-Méleau à Renens et joue, sous la direction de Mentha, Férapont dans Les Trois Sœurs de Tchekhov, version Sacha Pitoëff, et dans Est-ce que tu m’aimes vraiment? de Ronald Laing. Plus tard, il y retourne pour interpréter Sylvestre dans Les Fourberies de Scapin de Molière (1983) et Häcksel dans La Comédie des femmes de Heiner Müller (1993). Dès 1983, il joue surtout dans des mises en scène de →Benno Besson, reprenant durant plus de deux cents représentations de 1983 à 1985 le rôle de Renzo dans L’Oiseau vert de Gozzi pour une tournée internationale en France, en Italie, à Montréal et à Ottawa; il est aussi à la →Comédie de Genève dans Hamlet de Shakespeare (1983), Polly Baker dans Homme pour homme de →Bertolt Brecht (1988) et tient le rôle-titre du Tartuffe de Molière au →Théâtre Vidy-Lausanne et en tournée (1995). Il interprète Camille dans La Puce à l’oreille de Feydeau que monte →Séverine Bujard en 1987 à Vidy et au →Théâtre de Carouge. À Genève, il travaille plusieurs fois sous la direction de →Bernard Meister et tient notamment les rôles de Buscher dans La Conquête du Pôle Sud de Karge au →Théâtre St-Gervais à Genève (1989), d’Achtung dans La Femme à barbe de Karge (1994) et de Boris dans Une Fête pour Boris de Thomas Bernhard (1999) au →Théâtre du Grütli. Là, il joue aussi dans Herzstück de Heiner Müller que Manfred Karge met en scène en français (1992). Il travaille plusieurs fois pour →Gianni Schneider, tenant notamment le rôle de Badyne dans Ciment de Heiner Müller à l’→Arsenic (1998) et celui de Marcus, frère du héros dans Titus Andronicus de Shakespeare à la →Grange de Dorigny (2001). Il est aussi Estragon dans La Seconde Chute de →Sylviane Dupuis que →Philippe Morand crée en français au →Nouveau Théâtre de Poche (9.9.1996). Il écrit pour le théâtre, notamment Allez et procréez monté au →Théâtre de Carouge (16.11.1976) et Le Petit Singe sur l’épaule créé dans le cadre de →La Bâtie-Festival de Genève (3.9.1985). Deux de ses textes sont publiés aux Editions du Cousin: d’abord en 1977, Un oiseau dans le plafond que réalise Pierre Nicole au →Théâtre du Grütli (2.5.1978), et qui fait l’objet d’un court-métrage de Céline Macherel, ensuite en 1980, Solange et Marguerite, que →Gisèle Sallin réalise au →Petithéâtre de Sion (14.3.1980). Il écrit aussi et joue Les Roses blanches contre-attaquent, texte présenté par Marielle Pinsard au Théâtre du Grütli (12.1.1999). Au cinéma, il tourne notamment sous la direction de Michel Soutter, jouant Brun dans Signé Renart (1985), et sous celle de Claude Goretta: il est Ficelle dans La Vie de Mario Ricci (1982), Alex dans L’Ombre (1991) et réalise avec lui une demi-douzaine de téléfilms. Pour Alain Tanner, il est le père dans Jonas et Lila, à demain (1999) et tient le même rôle dans La Vie moderne réalisée par Laurence Ferreira-Barbosa (2000). On retient aussi sur grand écran ses rôles de Tauzet dans Vidocq (2001), du Docteur Mabuse dans Le Vélo de Ghislain Lambert réalisé par Philippe Harel (2001), Robert dans Les Petites Couleurs de Patricia Plattner (2002).



Auteur: Christophe Erismann



Source:

Erismann, Christophe: Jean-Pierre Gos, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 737–738, voir figure p. 738.

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