Anne Vouilloz

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* 17.4.1959 Vernayaz VS. Sœur de →Roland V. et de →Christine V. ∞ →Joseph-Emmanuel Voeffray.

Après des études à l’→ÉRAD (1979-82), V. obtient une bourse pour étudier un an comme élève étrangère au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris (1982/83). Elle débute au →Nouveau Théâtre de Poche (NTP) dans Et pourtant ce silence ne pouvait être vide de Jean Magnan réalisé par →Martine Paschoud (1985), puis travaille régulièrement avec →Jean-Gabriel Chobaz (1987-93). Pour lui, elle incarne les premiers rôles féminins comme Laura dans La Ménagerie de verre de Tennessee Williams au →Théâtre du Vide-Poche (1987) puis, au →Centre Dramatique de Lausanne, elle est Katia dans Passagères de Daniel Besnehard (1988) et Betty Palombo dans Le Baiser de la veuve d’Horovitz (1989). Sous sa direction, elle tient à l’→Arsenic le rôle de la jeune Honey dans Qui a peur de Virginia Woolf ? d’Albee (1990), et au →Théâtre Les Trois P’tits Tours à Morges, elle joue ensuite dans Les Bonnes de Genet (1993). Au →Théâtre Am Stram Gram, elle crée le rôle-titre dans Mademoiselle Rouge de Michel Garneau mise en scène par →Dominique Catton (1.11.1989). Elle est aussi Cariola, la suivante de La Duchesse de Malfi de Webster que réalise →Matthias Langhoff au →Théâtre Vidy-Lausanne (1990). Elle crée le rôle de la têtue Betsy dans Commerce gourmand de Jean-Marie Piemme monté par Philippe Sireuil à Villeneuve-d’Ascq et au NTP (11.1.1991), puis celui de la gracile comtesse Lastadie Etmal dans L’Heure bleue ou la Nuit des pirates de →Matthias Zschokke présentée par Martine Paschoud (15.1.1993) et enfin celui de la Reine des Putes dans Le Théâtre des Mouches d’Anne-Lou Steininger réalisé par →Philippe Morand (4.3.1998). Pour →Gianni Schneider, elle tient le rôle de la cruelle Tamora dans Titus Andronicus de Shakespeare à la →Grange de Dorigny (2001). En 2003, elle joue dans Et votre fumée montera vers le ciel, choral d’après Heiner Müller que propose Isabelle Pousseur à la →Comédie de Genève. En 1990, elle met en scène Platonov de Tchekhov dans les anciens garages Orsat à Martigny, puis fonde avec Joseph Voeffray la compagnie Voeffray-Vouilloz, interprétant dans ce cadre le monologue Alexina B. dit Abel Barbin d’A. Barbin au →Petithéâtre de Sion (1992) puis dans Les Pensées capricieuses d’après l’Arétin sous l’arche Est du Pont Bessières à Lausanne (1996). Elle signe par ailleurs avec lui toutes les autres productions de la compagnie, dont Baal de →Bertolt Brecht au →Théâtre Vidy-Lausanne (1991), Le Théâtre ambulant Chopalovitch de Lioubomir Simovitch au →Théâtre du Crochetan (1995) puis, au →Théâtre du Grütli, Mardi et Maison d’arrêt d’Edward Bond (1996) et Un mois à la campagne de Tourguéniev (1997). Ils réalisent dès 1998 un spectacle par année sous l’Arche du Pont Bessières à Lausanne, dont Une lune pour les déshérités d’O’Neill (1998), Lovay comme un serpent, voyage dans l’univers de Jean-Marc Lovay (1999), Légendes de la forêt viennoise d’Horváth (2000). Elle participe aussi à la création de La Coupure du monde et de Nous ne sommes pas des anges de →Philippe Lüscher au NTP (10.3.2000). En 1991, elle reçoit le prix d’encouragement culturel de l’État du Valais.



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Anne Vouilloz, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 2028–2029.