Jacqueline Burnand

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* 25.1.1930 Paris (F). Petite-fille d’Eugène B., peintre. ∞ Pierre Pittet, alias Pijac, journaliste.

Formée au →Conservatoire de Lausanne, Lausanne VD dans la classe de Marcel Merminod, avec →Bernard Junod et →Jean-Marc Bory (1950-52), B. suit durant six mois le cours Simon à Paris et revient à Lausanne où elle participe à La Belle Rombière de Clevers et Hanoteau que met en scène →Charles Apothéloz pour la théâtrale de Belles-Lettres de janvier 1953. Dès l’été 1953, elle joue aux →Faux-Nez, et notamment sous la direction d’Apothéloz, elle est Madame Smith dans La Cantatrice chauve d’Ionesco (1954), la Belle-mère dans Les Mariés de la Tour Eiffel de Cocteau (1954), Georgette dans La Fête des Vignerons de la Côte de →Franck Jotterand (1955/56), la Mère Ubu dans Ubu roi de Jarry (1956), la Mère dans La Métamorphose d’après Kafka (1957). En 1958, elle est aussi avec les Faux-Nez d’Apothéloz sur de plus vastes scènes, jouant Anna Andreievna, la mère dans Le Revizor de Gogol, au →Théâtre de Beaulieu, à Lausanne, et Helvetia dans Y en a point comme nous de Jack Rollan, sous chapiteau, en tournée suisse. Avec le Centre Dramatique Romand (CDR), son physique généreux l’amène à jouer des rôles de suivantes ou de femmes énergiques, volontiers espiègles, dans une dizaine de spectacles (1959-69), dont deux pièces de →Friedrich Dürrenmatt, La Visite de la vieille dame (1961) et Les Physiciens (11.12.1962). Au CDR, elle est Berthe Adis dans 6e étage d’→Alfred Gehri pour →Paul-Henri Wild (1966), et pour →William Jacques elle joue Maria Lippi dans Les Hussards de Bréal (1965), puis Toinette dans Le Malade imaginaire de Molière (1966). →Paul Pasquier lui confie des rôles de servantes moliéresques, comme Nicole dans Le Bourgeois gentilhomme (1963/64) et Martine dans Les Femmes savantes (1966), et le personnage pétulant de Mme Page dans Les Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare (1964). En 1968, elle joue Magda, l’épouse de Finck, dans Le Serviteur absolu de →Louis Gaulis que reprend Apothéloz. À la Radio, elle est la Patronne dans Restons Vaudois! de Jean Arnaud, alias →Pierre Walker (1969-77). En 1969, elle rejoint les →Artistes Associés de Lausanne pour notamment Barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras monté par Walker (1970). Au →Centre Dramatique de Lausanne, elle joue sous la direction de →Michel Grobéty dans Le Singulier Combat du chevalier Gaspard de Gaulis (17.6.1977), puis elle tient pour →Michel Soutter le rôle de Nell dans Fin de partie de Beckett (1978). Elle est Ninette dans L’Oiseau vert de Gozzi que met en scène →Benno Besson à la →Comédie de Genève, Genève GE et en tournée (1982-84). Elle incarne Marie-Laurence Daflon dans Croix du Sud d’→Émile Gardaz réalisée au →Théâtre du Jorat, Mézières VD par Gérald Zambelli (1985) puis la Mahaude dans Aliénor de →René Morax que présente →Jean Chollet (1987). En 1989, elle tient le rôle de la Nourrice dans la réalisation bilingue de Romeo & Juliet de Shakespeare que met en scène →Gian Gianotti dans la cour du Belluard à Fribourg. Dès 1993, elle joue les rôles d’aïeules au →Petit Théâtre de Lausanne pour →Gérard Diggelmann, notamment dans Drôle de môme de Diggelmann (1993), Sacrées sorcières de Roald Dahl (1997) et pour →Gérard Demierre dans les Contes de Noël d’après Jules Verne (1998).



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Jacqueline Burnand, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 306–307.

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