Jane Friedrich

Aus Theaterlexikon
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*  8.7.1941 Genève.

F. suit l’enseignement de →François Simon au →Théâtre de Carouge (1961-63) où elle débute dans Réussir à Chicago de →Walter Weideli (16.10.1962) et L’Ingénieux Sancho Pança de →Louis Gaulis (10.5.1964), deux mises en scène de François Simon. Elle participe ensuite à l’Atelier Don Sapristi où elle joue notamment dans Le Tribunal des mal-mariés, intermède de Cervantès monté par →Marcel Robert (1963), La Fontaine aux saints de Synge réalisée par Marc Fayolle (1964) et Grand’Peur et misère du IIIe Reich de →Bertolt Brecht que présente →François Rochaix (1964). Lorsque ce groupe devient le →Théâtre de l’Atelier de Genève, elle est Mme Baglione dans Les Hussards de Bréal sous la direction de Patrick Antoine (1965) et collabore à la plupart des spectacles jusqu’en 1969. Elle joue Nell dans Fin de partie de Beckett que met en scène →Marcel Robert, avec →François Berté, et →Jacques Probst au Centre de rencontres de Carouge (1970), spectacle fondateur du →Théâtre Mobile. Elle vit ensuite plusieurs années en France, et interprète notamment, à la Maison de la culture de Bourges, Mme l’Enjoué dans Le Chevalier au pilon flamboyant de Beaumont et Fletcher réalisé par Aristide Demonico (1971/72) et à la Maison de la culture de Grenoble où elle participe au Marat/Sade de Peter Weiss monté par →Pierre-Etienne Eymann (1973). De retour en Suisse en 1975, elle étudie le chant classique avec Basia Retschyska au Conservatoire Populaire de Mu­sique de Genève (1975-82) et tient pour le Mobile le rôle de la femme du batelier Tchi dans Hurle Chine! de Tretiakov réalisé par →Horst Zankl à Genève et au →Theater am Neumarkt de Zurich (1975). Elle monte avec →Marika Hodjis Combien coûte le fer et Dansen de Brecht au →Caveau (1976) et interprète à Carouge la gracieuse Giulia dans L’Étau de Pirandello, première réalisation d’→Hervé Loichemol (1977). Pour →Michel Barras, elle joue dans Les Nègres de Genet à la Maison de quartier de la Jonction (1978) et crée la première pièce de →Bernard Meister 140 mètres par temps calme au Bois de la Bâtie (juillet 1979). Elle donne ensuite Hélène la mère de Dissident il va sans dire de Michel Vinaver au →Théâtre Les Trois P’tits Tours, puis à Carouge sous la direction de Raymond Braun (1980) où elle incarne Elvire dans Dom Juan de Molière mis en scène par →Séverine Bujard (1984). À la →Comédie de Genève, elle interprète Dona Belise dans Don Juan ou l’Amour de la géométrie de →Max Frisch monté par →Michel Soutter (1982). Pour →Pierre Biner, elle joue l’Infirmière dans Le Procès de Peter Weiss à Genève (1987). Elle est assistante de →Matthias Langhoff pour La Mission de Heiner Müller et Au perroquet vert d’Arthur Schnitzler présentés au Festival d’Avignon, puis au →Théâtre Vidy-Lausanne (1989). À la Comédie de Genève, elle interprète la Gouvernante d’Elsbeth dans Fantasio de Musset mis en scène par →Claude Stratz (1995-96), puis pour Brigitte Jaques elle joue Hannah, Ethel Rosenberg et l’Ange Asiatica dans la création en français de Perestroïka, seconde partie d’Angels in America de Tony Kushner (16.4.1996); elle est aussi dans la reprise de la première partie, Le Millénaire approche, où elle tient alors les mêmes rôles (1996). Au →Théâtre Saint-Gervais, elle crée sous la direction d’→Anne Bisang le rôle de l’impitoyable mère d’Annemarie Schwarzenbach ou le Mal du pays, d’après la pièce d’Hélène Bezençon Arrête de rêver l’Étrangère (25.11.1997), spectacle tourné en Suisse (1998-99). À nouveau dirigée par Brigitte Jaques, elle incarne Marina Tsvetaeva dans Le Passage de Véronique Olmi (20.1.1998). À la Comédie, elle joue, entre autres, Cécile, la mère dans Quai ouest de Koltès mis en scène par Isabelle Pousseur (2000) et incarne la Foi dans le trio des vertus théologales convoquées par le Dunant de →Michel Beretti que réalise →Simone Audemars (11.3.2003). Au Théâtre de Carouge, elle est une vibrante Mme Pernelle dans Le Tartuffe de Molière mis en scène par Dominique Pitoiset (2002-04).



Autrice: Sophie Sallin



Source:

Sallin, Sophie: Jane Friedrich, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 643–644.